La graisse viscérale pourrait accélérer le vieillissement du cerveau

La graisse viscérale pourrait accélérer le vieillissement du cerveau.

Elle serait aussi associée à des signes précoces de déclin cognitif.

Étude Regional adiposity shapes brain and cognition in adults – Nature Mental Health, 2025

Toutes les graisses corporelles n’ont pas le même impact.

La graisse viscérale est située dans les profondeurs de l’abdomen, autour du foie, du pancréas et des intestins.

En petite quantité, elle protège les organes.

Mais lorsqu’elle s’accumule, elle libère des hormones et des molécules inflammatoires qui perturbent le métabolisme.

À long terme, cette inflammation chronique est associée à des modifications cérébrales et à un risque accru de déclin cognitif.

À ne pas confondre avec la graisse sous-cutanée, située directement sous la peau.

Une vaste analyse menée sur plus de 18 000 participants suggère que la graisse viscérale est associée à des modifications cérébrales liées au déclin cognitif.

Cela inclut un risque accru de maladies neurodégénératives, comme Alzheimer.

Pourquoi ?

Elle favorise l’inflammation chronique, la résistance à l’insuline et la neuro-inflammation, trois mécanismes connus pour fragiliser le cerveau.
Les données restent observationnelles, mais le lien biologique est cohérent.

Étude : Nature Mental Health, 2025 – 18 000 participants (UK Biobank)

La bonne nouvelle, c’est que la graisse viscérale est modulable.

L’activité physique régulière, comme le renforcement musculaire ou les exercices modérés à intenses, peut aider à la réduire.

Un sommeil régulier, une alimentation riche en fibres et en protéines, et une gestion du stress peuvent aussi freiner son accumulation.

L’enjeu n’est pas seulement esthétique, il est métabolique et potentiellement cérébral.

Filtre Media
Publié le 24/06/2026

Dans la même catégorie