80 % des cerveaux français seraient dénutris
C'est une des premières causes de troubles de santé mentale.
Source : l'Anses
Notre alimentation pourrait augmenter de 22 % notre risque de dépression
Une vaste analyse scientifique portant sur plus de 385 000 personnes a révélé un lien entre les aliments ultra-transformés et la santé mentale.
Les personnes qui en consomment le plus présentent un risque de dépression environ 22 % plus élevé.
Source : Lane et al., Nutrients, 2022
Notre cerveau peut manquer de nutriments, même lorsque nous mangeons suffisamment
Selon le psychiatre Guillaume Fond, notre alimentation moderne peut apporter suffisamment de calories sans couvrir tous nos besoins nutritionnels.
Or, le cerveau a besoin de vitamines, de minéraux et d’acides gras essentiels pour fonctionner.
Certaines carences pourraient affecter notre mémoire, notre concentration ou notre humeur.
Notre intestin pourrait influencer notre humeur et notre santé mentale
Notre intestin abrite des milliards de micro-organismes qui constituent le microbiote intestinal.
Ces bactéries participent notamment à la production et à la transformation de substances qui influencent notre organisme.
Grâce au nerf vague, mais aussi à des signaux hormonaux et immunitaires, l'intestin communique en permanence avec le cerveau.
Des chercheurs étudient aujourd'hui comment un microbiote déséquilibré pourrait favoriser le stress et certains symptômes dépressifs.
Le microbiote intestinal des personnes atteintes d’Alzheimer serait déséquilibré
Des études ont observé des différences dans la composition de leur microbiote intestinal par rapport aux personnes en bonne santé.
Les chercheurs explorent notamment le rôle de l’inflammation et des échanges entre l’intestin et le cerveau dans le développement de la maladie.
Certaines bactéries intestinales pourraient ainsi jouer un rôle dans le déclin de la mémoire et des capacités cognitives.
Notre alimentation pourrait-elle aussi influencer certains troubles psychiatriques ?
En 2026, des chercheurs de Stanford ont étudié les effets d’un régime cétogène, très pauvre en glucides, auprès de 58 personnes atteintes de schizophrénie ou de troubles bipolaires.
Après un mois, des améliorations métaboliques ont été observées.
Chez les participants suivis pendant quatre mois, les chercheurs ont également constaté une amélioration des symptômes psychiatriques et des capacités cognitives.
Ces résultats restent préliminaires.
Étude Stanford, Schizophrenia Bulletin (2026).
Certains aliments pourraient contribuer à protéger notre cerveau
Les chercheurs s'intéressent particulièrement au régime méditerranéen, riche en fruits, légumes, légumineuses, huile d'olive et oléagineux.
Les oméga-3, les vitamines B9 et D ainsi que le zinc participent également au bon fonctionnement du système nerveux.
Mais l'alimentation ne remplace pas les traitements psychiatriques.
Elle représente un levier supplémentaire pour prendre soin de notre santé mentale.