PRIX NOBEL 2026
Cette découverte permet d’« allumer » ou d’« éteindre » certains neurones avec de la lumière.
Une nouvelle voie pour comprendre la dépression, les addictions ou la schizophrénie.
Des chercheurs peuvent désormais contrôler l’activité de certains neurones avec de la lumière
Grâce à une modification génétique, ces neurones deviennent sensibles à la lumière.
Un faisceau, notamment bleu, peut alors les activer ou les inhiber presque instantanément.
Une avancée majeure pour comprendre et mieux cibler certains troubles psychiatriques.
Cette technique porte un nom : l’optogénétique.
Cette technique permet de mieux comprendre certains troubles psychiatriques
Chez l’animal, les chercheurs peuvent activer ou désactiver des circuits précis et observer leur rôle dans la peur, les addictions, les comportements sociaux ou certains symptômes associés aux TOC et à la schizophrénie.
L’objectif : identifier les circuits impliqués pour développer, à terme, des traitements plus ciblés.
Avant, les scientifiques pouvaient observer quelles régions du cerveau s’activaient pendant un comportement
Avec l’optogénétique, ils peuvent aller plus loin : activer un circuit précis et observer immédiatement ce qui change.
Mouvement, peur, apprentissage, mémoire…
Cela permet de mieux comprendre quels neurones participent réellement à certains comportements.
Cette technologie a même déjà été testée chez l’humain
En 2021, un patient aveugle atteint de rétinopathie pigmentaire a pu localiser, compter et toucher certains objets grâce à une thérapie optogénétique associée à des lunettes spéciales.
Sa vision n’a pas été entièrement restaurée, mais cette première reste une preuve clinique majeure.
Et tout est parti d’une algue qui nage vers la lumière
Au début des années 2000, Peter Hegemann et Georg Nagel étudient comment une algue unicellulaire réagit à la lumière.
Ils découvrent une protéine photosensible qui deviendra ensuite un véritable « interrupteur » pour les neurones grâce aux travaux de Karl Deisseroth.
Les trois chercheurs viennent de recevoir le prix Nobel de médecine 2026.