Courir serait aussi efficace que les antidépresseurs, selon une nouvelle étude
Source : BMJ – University of South Australia
Une étude regroupant 218 essais cliniques montre que l'exercice physique réduit significativement les symptômes dépressifs.
La course à pied, incluant la marche et le jogging, fait partie des activités les plus efficaces.
Dans certains cas, les effets observés sont comparables à ceux des traitements médicamenteux.
Pourquoi la course agit-elle sur la dépression ?
D'abord, la libération d'endorphines lors de l'effort physique.
Ces hormones procurent une sensation de bien-être immédiate et atténuent la perception de la douleur et du stress.
Ensuite, sur le long terme, l'effet est encore plus profond.
La régularité installe une routine, renforce le sentiment d'accomplissement et, avec le temps, aide à rétablir un meilleur équilibre émotionnel.
Une étude* montre que les personnes ayant une bonne condition cardiovasculaire présentent :
36 % de risque en moins de développer une dépression et 39 % de risque en moins de développer une démence.
Même une légère amélioration de la condition physique est associée à des bénéfices mesurables sur la santé mentale.
*Nature Mental Health -Université de Castille-La Manche & Institut Karolinska
Le jogging modifie progressivement le fonctionnement du cerveau.
Il stimule la neuroplasticité, préserve l’hippocampe, une région impliquée dans la mémoire et les émotions, et améliore la régulation émotionnelle.
Ces effets reposent notamment sur une meilleure circulation sanguine cérébrale et une diminution de l’inflammation chronique.
Chez les personnes sous antidépresseurs, l’activité physique régulière semble renforcer certains bénéfices observés sur la santé mentale.
L’exercice pourrait aussi atténuer certains effets secondaires liés aux traitements, comme les troubles du sommeil, la prise de poids ou l’émoussement émotionnel.