Jusqu’à 78 % des personnes avec un TDAH auraient un rythme de sommeil décalé
Source : Luu et Fabiano, 2025
Jusqu’à 80 % des adultes avec un TDAH présenteraient des difficultés de sommeil.
Chez les enfants, certaines estimations atteignent 82 %.
Et chez certaines personnes, leur horloge biologique pourrait être décalée par rapport aux horaires habituels de la société.
Source : Luu et Fabiano, 2025
Chez certaines personnes avec un TDAH, la mélatonine, une hormone qui prépare le corps au sommeil, serait libérée plus tard.
Des études ont observé un décalage d’environ 45 minutes chez les enfants et de 90 minutes chez les adultes.
Résultat : leur envie de dormir arriverait naturellement plus tard.
En parallèle, un manque de sommeil peut aggraver les difficultés d’attention et de régulation des émotions associées au TDAH.
Source : Luu et Fabiano, 2025
S’endormir à 3 h du matin et se réveiller à 11 h ne signifie pas nécessairement mal dormir.
Le problème survient surtout lorsque notre rythme biologique ne correspond pas aux horaires de l’école ou du travail.
Une personne qui s’endort naturellement à 3 h, mais doit se lever à 7 h, risque d’accumuler une dette de sommeil.
Ce manque de sommeil peut alors accentuer certaines difficultés associées au TDAH.
Sources : Facer-Childs et al., 2019 ; Luu et Fabiano, 2025
Notre cerveau n’est pas le seul à posséder une horloge biologique.
La plupart de nos organes et de nos cellules suivent aussi un rythme d’environ 24 heures.
Ces horloges régulent notamment les hormones, la température corporelle et le métabolisme.
Lorsqu’elles sont désynchronisées, plusieurs fonctions de notre organisme peuvent être perturbées.
Source : Takahashi, 2017
Même nos émotions suivent en partie notre horloge biologique.
Des recherches suggèrent que les émotions positives varient au cours de la journée, tandis que certaines émotions négatives peuvent s’intensifier la nuit.
Chez certaines personnes avec un TDAH, un rythme biologique décalé pourrait contribuer aux difficultés de régulation émotionnelle.
Le sommeil pourrait donc influencer l’intensité de certains symptômes au quotidien.
Source : Emens et al., 2020
Et si mieux comprendre notre horloge biologique pouvait aider à réduire certaines difficultés ?
Les chercheurs explorent plusieurs pistes : lumière matinale, horaires réguliers, mélatonine et interventions comportementales.
En 2019, une étude a associé une avance de deux heures des horaires de sommeil chez des personnes au chronotype tardif à une amélioration de leur bien-être psychologique.
Une piste encourageante, mais pas un traitement démontré du TDAH.
Sources : Facer-Childs et al., 2019 ; Luu et Fabiano, 2025