Journée mondiale de la neurodiversité : 20 % de la population serait neurodivergente

Jusqu’à 20 % de la population serait neurodivergente

À l’occasion de la Journée mondiale de la neurodiversité, où en sommes-nous vraiment ?

Source : estimation, British Medical Bulletin, 2020

Entre 15 et 20 % de la population serait neurodivergente.

La neurodiversité rappelle qu’il n’existe pas une seule façon de penser, d’apprendre ou de percevoir le monde.

Elle englobe notamment des fonctionnements associés à l’autisme, au TDAH, à la dyslexie, à la dyspraxie, à la dyscalculie et à d’autres formes de neurodivergence.

Certaines personnes présentent plusieurs de ces particularités à la fois.

Source : estimation, British Medical Bulletin, 2020

Beaucoup de personnes neuroatypiques grandissent sans comprendre pourquoi certaines choses semblent plus difficiles pour elles.

Difficultés scolaires, épuisement, sentiment d’être « trop » ou « pas assez », efforts pour paraître comme les autres…

Certaines ne mettent un mot sur leur fonctionnement, ou ne reçoivent un diagnostic, qu’à l’âge adulte.

Pour beaucoup, cela permet enfin de mieux comprendre leur parcours et leurs besoins.

Le regard de la société sur la neurodiversité évolue.

Pendant longtemps, c’était surtout à la personne de s’adapter aux normes existantes.

Aujourd’hui, l’environnement commence lui aussi à être questionné.

À l’école comme au travail, cela peut passer par moins de stimulations sensorielles, des consignes plus claires ou davantage de flexibilité.

Certaines entreprises commencent déjà à repenser leur fonctionnement.

Auticon, par exemple, emploie spécifiquement des consultants autistes dans le secteur informatique.

Locaux plus calmes, possibilité de s’isoler, webcams généralement éteintes…

L’entreprise adapte ainsi certaines règles de travail aux besoins de ses salariés.

Une logique qui reste encore loin d’être généralisée.

Reconnaître la neurodiversité ne signifie pas nier les difficultés.

Certaines personnes ont besoin d'un accompagnement important au quotidien, quand d'autres rencontrent surtout des obstacles dans certains environnements.

L’enjeu est donc de moins demander : « Comment faire pour qu’elle fonctionne comme les autres ? »

Et davantage : « De quoi cette personne a-t-elle besoin pour évoluer dans de bonnes conditions ? »

En quelques décennies, notre regard sur la neurodiversité a commencé à évoluer.

Mais l’accès au diagnostic, les adaptations à l’école et au travail ou encore la compréhension des différentes neuroatypies restent très inégaux.

La prochaine étape n’est peut-être plus seulement de sensibiliser à la différence, mais de construire des environnements capables de mieux s’y adapter.

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Publié le 01/10/2026

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