Les femmes ont 3 fois plus de migraines que les hommes. Et elles durent plus longtemps.

Les femmes ont 3 fois plus de migraines que les hommes.

Et elles durent plus longtemps.

Une étude mondiale (41 000 patients, 18 pays) confirme que les femmes sont trois fois plus touchées par les migraines.

Et leurs crises durent presque deux fois plus longtemps.

En cumulant fréquence et durée, leur impact sur la vie quotidienne est plus important.

Étude : The Lancet Neurology, 2025

Pourquoi les femmes sont-elles plus touchées ?

Avant l’adolescence, filles et garçons sont égaux face à la migraine.

Mais à la puberté, tout bascule.

La piste principale : les variations hormonales.

Les chutes brutales d’œstrogènes, notamment juste avant les règles,
peuvent agir comme des déclencheurs de crise.

Pendant la grossesse, c’est plus variable : les crises peuvent d’abord s’intensifier, puis diminuer lorsque les hormones se stabilisent.

Contrairement aux idées reçues, une migraine n’est pas un simple mal de tête.

Elle peut provoquer nausées, fatigue intense et hypersensibilité à la lumière ou aux odeurs.

Elle implique un réseau cérébral appelé système trigéminovasculaire, qui relie nerfs, vaisseaux et zones du cerveau liées à la douleur.

Lors d’une crise, ce réseau s’active anormalement et amplifie les signaux de douleur.

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Certains médicaments contre les maux de tête peuvent, paradoxalement, aggraver les crises.

Des études suggèrent que jusqu’à 20 % des migraines chroniques sont liées à une surconsommation médicamenteuse.

D’autres facteurs comme la génétique, le manque de sommeil, l’alimentation ou les hormones jouent aussi un rôle.

Étude : Husøy et Steiner, The Journal of Headache and Pain, 2025

Une piste de recherche explore le rôle de la progestérone

Cette hormone, également impliquée dans le cycle féminin, pourrait influencer la fréquence et l'intensité des migraines.

Mais ses effets restent très variables :

chez certaines femmes, elle atténue les crises.

Chez d'autres, elle peut les déclencher ou les aggraver.

L'enjeu aujourd'hui : mieux comprendre le rôle des hormones pour adapter les traitements à chaque femme.

*Étude : Sacco et al., The Journal of Headache and Pain, 2023

Les migraines des femmes ont longtemps été ignorées.

Ou pire : psychologisées.

Pendant des décennies, elles ont été perçues comme émotionnelles, voire exagérées, plutôt que comme une vraie pathologie neurologique.

Aujourd’hui encore, la migraine reste sous-diagnostiquée et insuffisamment étudiée, notamment chez les femmes.

La recherche commence à rattraper ce retard.

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Publié le 27/09/2026

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