Deux tasses de thé ou de café par jour pourraient réduire le risque de démence

Deux tasses de thé ou de café par jour pourraient réduire le risque de démence

Étude JAMA, 130 000 participants, février 2026

Boire deux à trois tasses de café ou de thé par jour est associé à un risque réduit d’environ 15 à 20 % de démence.

Une vaste étude américaine a suivi près de 130 000 participants sur une période longue, jusqu’à 43 ans pour certains.

Il s’agit de l’une des plus longues et larges études sur le sujet à ce jour.

Selon les chercheurs, la caféine pourrait avoir un effet « neuroprotecteur ».

Comment cela fonctionne-t-il ?

Quand tu es fatigué, l’adénosine s’accumule.
C’est une molécule qui freine l’activité des neurones.

La caféine se fixe sur les récepteurs* de l’adénosine et les bloque.

Résultat : le cerveau ne reçoit plus le signal de « ralentir », ce qui pourrait retarder certains effets négatifs sur les neurones.

*Les récepteurs A1 et A2A régulent le sommeil, l’attention et la mémoire.

La caféine pourrait, selon cette étude :

réduire l’inflammation cérébrale

limiter l’accumulation de protéines toxiques impliquées dans la démence

ralentir la dégénérescence neuronale.

Aucun bénéfice n’a été observé avec le café décaféiné, ce qui renforce l’hypothèse d’un rôle direct de la caféine.

Mais ces mécanismes restent des hypothèses biologiques plausibles, pas une preuve formelle.

La caféine pourrait agir à deux niveaux : le déclin cognitif d’abord puis sur la démence.

"Le déclin cognitif reflète les premiers changements de la mémoire et de la pensée, plusieurs années avant que la démence ne soit diagnostiquée. La démence, elle, est un stade plus avancé, quand les déficiences deviennent trop sévères et qu’elles affectent le quotidien"

– Yuxi Liu, autrice de l’étude et chercheuse à l’école de santé publique de l’Université d’Harvard.

Le café n’est pas une solution miracle, mais pourrait être une pièce supplémentaire du puzzle de la prévention.

L'EFSA* recommande de ne pas dépasser environ 4 à 5 tasses de café par jour.

Une consommation modérée pourrait s’inscrire dans une stratégie globale, aux côtés de l’activité physique, du sommeil et de la santé cardiovasculaire.

Des essais cliniques en France, coordonnés par Thibaud Lebouvier au CHU de Lille, sont actuellement en cours pour confirmer ces résultats.

*L’Autorité européenne de sécurité des aliments

Filtre Media
Publié le 24/06/2026

Dans la même catégorie