5 découvertes fascinantes sur les effets de la marche sur votre cerveau
Marcher stimule la créativité.
Une étude de l'université Stanford montre que les participants produisaient davantage d'idées créatives lorsqu'ils marchaient.
L'effet persistait même après s'être assis et concernait surtout la pensée divergente, c'est-à-dire la capacité à générer de nouvelles idées.
Selon les chercheurs, marcher aiderait le cerveau à sortir plus facilement des schémas de pensée habituels.
Étude : Oppezzo et Schwartz, Journal of Experimental Psychology, 2014
Marcher dans la nature pourrait réduire les pensées négatives répétitives.
Des chercheurs ont observé qu'après une marche dans un environnement naturel, les participants ruminaient moins.
Ils ont également constaté une diminution de l'activité du cortex préfrontal sous-génual, une région souvent associée à la rumination, aux pensées négatives répétitives et à certains états dépressifs.
Étude : Bratman et al., Proceedings of the National Academy of Sciences, 2015
La marche pourrait ralentir certains effets du vieillissement cérébral.
Dans une étude menée auprès d'adultes âgés, marcher environ 40 minutes, trois fois par semaine pendant un an a augmenté le volume de l'hippocampe.
Cette région joue un rôle essentiel dans la mémoire, l'apprentissage et l'orientation spatiale.
À l'inverse, cette même zone continuait de diminuer chez les participants qui ne marchaient pas régulièrement.
Étude : Erickson et al., Proceedings of the National Academy of Sciences, 2011
Certaines conversations seraient plus faciles en marchant.
Des observations issues de la walking therapy montrent que les personnes se livrent souvent davantage lorsqu'elles marchent côte à côte.
Le fait de ne pas être en face-à-face peut être moins intimidant et faciliter l'expression de certaines émotions.
Des travaux suggèrent également une plus forte activation de réseaux cérébraux liés au langage pendant la marche.
Étude : Jordan et al., Counselling and Psychotherapy Research, 2014
Marcher aide le cerveau à rester flexible.
Lorsque nous marchons, le cerveau augmente la production de plusieurs molécules impliquées dans la plasticité cérébrale, notamment le BDNF, parfois surnommé "l'engrais du cerveau".
Cette molécule favorise l'apprentissage, l'adaptation aux changements et la consolidation de nouveaux schémas mentaux.
Autrement dit, marcher aide le cerveau à continuer d'apprendre et à se réorganiser tout au long de la vie.
Étude : Cotman et Berchtold, Trends in Neurosciences