Le tricot pourrait réduire les addictions et compulsions
Les mouvements répétitifs du tricot activent le système nerveux parasympathique, responsable du retour au calme après le stress.
Son rythme lent et régulier aide à maintenir l'attention sur une tâche simple, ce qui peut réduire les pensées envahissantes.
Contrairement au sucre ou aux écrans, il ne provoque pas de pics brutaux de dopamine.
Résultat : un état mental plus stable et une concentration plus durable.
Dans une étude* sur les troubles alimentaires, 75 % des participantes rapportent une diminution de l’anxiété liée à la nourriture en tricotant.
Un programme a aussi observé une baisse du nombre de cigarettes chez certains participants.
Des effets similaires sont rapportés dans d’autres addictions : le tricot aiderait à apaiser les envies et à mieux les traverser.
*Étude : Carl Birmingham et al., Eating and Weight Disorders – étude préliminaire
Tricoter implique un mouvement alterné des deux mains.
On parle de coordination bilatérale.
Ce type de mouvement est aussi utilisé dans certaines thérapies comme l’EMDR, une approche utilisée pour accompagner les personnes ayant vécu des traumatismes.
Il pourrait favoriser un état de calme et une meilleure régulation émotionnelle.
Le tricot est souvent comparé à la méditation ou au yoga.
Mais il a une particularité : il permet de créer quelque chose de concret.
Ce double effet, apaisement et sentiment d’accomplissement, peut renforcer l’estime de soi.
Selon une enquête* menée auprès de 3 500 tricoteurs, 54 % des personnes souffrant de dépression déclarent se sentir plus heureuses en tricotant.
*Betsan Corkhill, Université de Winchester
“La nouveauté stimule le cerveau. Si vous n’avez jamais tricoté, c’est idéal. Mais si vous êtes expert, l’effet diminue.”
Alvaro Pascual-Leone
Le principal bénéfice vient de l’apprentissage.
Découvrir une nouvelle activité favorise la création de connexions neuronales et stimule la plasticité cérébrale.