La « personnalité Ozempic » : certains patients n’auraient plus goût à rien

La "personnalité Ozempic" : certains patients n’auraient plus goût à rien

Initialement utilisé contre le diabète, l’Ozempic est aujourd’hui surtout connu pour ses effets sur la perte de poids.

Mais certains patients décrivent aussi autre chose :

une impression que certaines sources de plaisir, comme la nourriture, la musique, les sorties ou la sexualité deviennent plus fades.

Sur les réseaux sociaux, ce phénomène a été surnommé la “personnalité Ozempic”.

L’Ozempic imite une hormone naturelle appelée GLP-1, normalement libérée après les repas pour signaler au cerveau que l’on est rassasié.

Mais cette hormone semble aussi agir sur des circuits cérébraux liés au plaisir, à la motivation et à la prise de décision.

Ce traitement pourrait donc modifier la manière dont le cerveau réagit à certaines récompenses du quotidien.

Les scientifiques s’intéressent à une seconde piste : le lien entre faim, motivation et addiction.

Le cerveau utilise en partie les mêmes réseaux pour : manger, rechercher du plaisir, ou développer certaines compulsions et addictions.

En agissant sur les mécanismes de l’appétit, l’Ozempic pourrait donc aussi influencer d’autres comportements liés au désir et à la motivation.

Du côté de la science, les résultats restent encore très contrastés.

Certaines études rapportent chez certains patients :

moins de compulsions alimentaires,

une diminution de certaines addictions,

ou une amélioration du rapport à la nourriture.

À l’inverse, certains patients décrivent une perte de motivation, ou une forme d’émoussement émotionnel.

Les chercheurs reconnaissent encore manquer de recul sur les effets des GLP-1 sur le cerveau humain.

Les études en cours cherchent notamment à distinguer :

ce qui relève du médicament lui-même,

des changements liés à la perte de poids,

ou encore de facteurs psychologiques préexistants.

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Publié le 23/06/2026

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