7 découvertes récentes sur le cerveau des femmes
Le sexisme laisse des traces dans le cerveau des femmes
Une étude portant sur plus de 7 800 scanners cérébraux dans 29 pays révèle un lien entre les inégalités de genre et l’épaisseur de certaines régions du cerveau chez les femmes.
Certaines zones du cortex, impliquées dans les émotions et la gestion du stress, apparaissent plus fines, et donc potentiellement plus vulnérables face au stress, dans les contextes les plus inégalitaires.
Ces différences sont moins marquées dans les pays où l’égalité entre les sexes est plus avancée.
Étude : Global Cortical Thickness & Gender Inequality Study, 2024
Le cerveau des femmes change au fil du cycle menstruel
Des recherches en IRM montrent que l'hippocampe, zone clé de la mémoire et des émotions, s'épaissit lorsque les œstrogènes augmentent avant l'ovulation.
Une femme traverse environ 450 cycles au cours de sa vie, et ces variations pourraient expliquer les fluctuations émotionnelles vécues avant et pendant les règles.
Pourtant, la santé féminine reste peu étudiée en IRM, ce qui limite la compréhension des troubles menstruels et du risque plus élevé d’Alzheimer chez les femmes.
Étude : Barth et al., Scientific Reports, 2016 — Institut Max-Planck
Les bouffées de chaleur enfin mieux comprises
Les chercheurs ont identifié un mécanisme situé dans l’hypothalamus, une zone du cerveau qui régule la température.
Lors de la ménopause, ce système se dérègle, ce qui pourrait contribuer aux bouffées de chaleur.
En 2026, de nouveaux traitements non hormonaux commencent à cibler ce mécanisme.
Étude : Hypothalamic KNDy Neuron Pathway
Le cerveau des femmes serait plus jeune que celui des hommes
Des scanners cérébraux révèlent que le cerveau féminin est en moyenne 3,8 ans plus jeune biologiquement que celui des hommes du même âge.
Cette différence s'expliquerait par un taux de glucose plus élevé dans le cerveau féminin, le glucose étant le carburant principal du cerveau.
Ce qui pourrait expliquer pourquoi les femmes maintiennent leurs capacités cognitives plus longtemps que les hommes.
Étude : Goyal et al., PNAS, 2019
La grossesse remodèle le cerveau
Près de 80 % des régions cérébrales voient leur matière grise diminuer pendant la grossesse.
La matière grise est impliquée dans la mémoire et la réflexion.
En parallèle, la substance blanche, qui connecte les neurones, se densifie temporairement.
Ces transformations préparent le cerveau à la maternité et favorisent l’attention au bébé.
Paternina‑Die et al., Nature Neuroscience, 2024
Derrière les nausées de grossesse, une piste scientifique sérieuse
L'hyperémèse gravidique est une forme sévère de nausées et vomissements touchant jusqu'à 3,6 % des grossesses.
Elle est associée à un risque accru de dépression, de troubles alimentaires et de stress post-traumatique, des conséquences longtemps ignorées.
Des chercheurs explorent aujourd'hui le rôle de la GDF-15, une hormone impliquée dans la sensibilité aux nausées, qui pourrait ouvrir la voie à une meilleure prise en charge.
Étude : King's College London et South London and Maudsley NHS Foundation Trust
Les filles ont leurs règles de plus en plus tôt
Une étude menée sur plus de 70 000 femmes montre que l'âge moyen des premières règles est passé de 12,5 ans à 11,9 ans au fil des générations.
Plusieurs facteurs pourraient jouer un rôle, comme l’alimentation, le stress chronique ou l’exposition à certains perturbateurs endocriniens.
Ces éléments pourraient notamment influencer l’hypothalamus, la région du cerveau qui régule les hormones de la puberté.
Étude : JAMA Network Open, cohorte de 71 000 femmes nées entre 1950 et 2005
La ménopause tardive est associée à une meilleure longévité
Les femmes ménopausées plus tardivement vivent en moyenne plus longtemps et en meilleure santé.
Les ovaires produisent des hormones qui participent à la protection du cœur, du cerveau et des os.
Avec l’âge, leur déclin est associé à une augmentation des risques cardiovasculaires, d’ostéoporose et de troubles cognitifs
Des chercheurs explorent des pistes comme la rapamycine pour préserver les follicules ovariens et ralentir ce vieillissement.
Étude : Garrison et al., recherche sur le vieillissement ovarien (Buck Institute)