Sylvester Stallone révèle avoir souffert de boulimie et parle de sa santé mentale
Dans une interview accordée au New York Times.
Stallone raconte avoir grandi avec très peu d’affection.
Enfant, il est envoyé en pension et affirme que ses parents ne viennent le voir qu’environ une fois par mois.
Il raconte que sa mère ne l’a jamais pris dans ses bras.
Son père était également violent.
Il se souvient notamment avoir été frappé au ventre pour avoir rapporté le mauvais produit d’un magasin.
Adolescent, il raconte avoir été envoyé plusieurs semaines dans un service psychiatrique comme punition.
Il décrit des patients attachés ou nus, dans des conditions très dégradées, et raconte avoir été agressé par l’un d’eux.
Il dit en être ressorti convaincu qu’on ne pourrait plus « le briser ».
Cette carapace l’aurait rendu « fort », mais, selon ses mots, « de la mauvaise manière ».
À 36 ans, Stallone raconte avoir vécu sa première crise d’anxiété dans un cinéma.
Il ressent soudain une forte chaleur, les poils de sa nuque se hérissent et pense : « Je suis en train de mourir. » Il tombe à genoux.
Les crises disparaissent pendant cinq ans avant de revenir.
Aujourd’hui, il explique que les foules peuvent encore les déclencher.
Stallone n’a jamais suivi de thérapie.
Interrogé à ce sujet par le New York Times, il estime que ce qu’il porte « ne disparaît pas ».
Il décrit plutôt des blessures anciennes qui peuvent rester enfouies pendant des années, avant de refaire surface, notamment sous forme d’anxiété.
Stallone estime aujourd’hui avoir « abusé » de son corps.
À 80 ans, il raconte avoir subi 9 opérations du dos, 2 des épaules et 3 fusions cervicales. Il regrette notamment d’avoir réalisé lui-même autant de cascades.
Pour Rocky III, il raconte être descendu à 2,6 % de masse grasse et ne plus réussir, ou ne plus vouloir, garder ce qu’il mangeait.
Il reconnaît également avoir utilisé des stéroïdes pour maintenir son physique.
L’une des scènes les plus célèbres de Rambo aurait puisé dans les blessures de Stallone lui-même.
Il explique s’être identifié au sentiment de rejet du personnage, un vétéran du Vietnam souffrant de stress post-traumatique.
Stallone dit avoir lui-même grandi avec le sentiment d’être rejeté et dévalorisé.