5 fausses croyances psychologiques de l’Antiquité que les scientifiques ont corrigées aujourd’hui
La folie vient de l’utérus.
Pour certains médecins grecs, comme Hippocrate, l’hystérie venait de l’utérus qui se déplaçait dans le corps des femmes et perturbait leurs humeurs.
Ce mythe a duré des siècles !
Aujourd’hui, on sait que les troubles psychiques n’ont rien à voir avec l’utérus et que le mot “hystérie” est une construction sexiste héritée de cette croyance.
(American Psychological Association, 2018)
Hippocrate et Asclépios, mosaïque romaine
On guérit la folie en regardant son reflet.
Dans de nombreuses traditions anciennes, les miroirs étaient vus comme des symboles capables de rétablir l’équilibre de l’âme et de l’esprit.
Aujourd’hui, la science montre que se regarder peut renforcer la conscience de soi et aider à réguler les émotions, sans pour autant soigner la psychose.
Morin (2011), Social and Personality Psychology Compass
La mémoire se trouve dans le cœur.
Dans l’Égypte antique, on conservait le cœur, mais on jetait le cerveau, jugé inutile.
La science a montré que la mé moire se forme dans l’hippocampe, une région clé du cerveau liée à l’émotion et à l’apprentissage.
Pesée du cœur, Livre des Morts d'Ani
Les rêves viennent des dieux.
Les Égyptiens pensaient que certains rêves étaient des messages divins.
On sait désormais que rêver aide le cerveau à faire le tri dans nos souvenirs et nos émotions, tout en mettant parfois en scène nos peurs et préoccupations.
(Inserm & CNRS, recherches sur le sommeil)
Entendre des voix est un signe des dieux.
Les Grecs pouvaient interpréter les hallucinations auditives comme des messages divins.
Socrate disait entendre une voix intérieure qui le guidait.
Aujourd’hui, on sait qu’entendre des voix peut être lié à des phénomènes psychotiques, mais aussi à un dialogue intérieur amplifié.