La frustration aurait des bénéfices insoupçonnés sur le cerveau
On cherche souvent à éviter toute frustration
Pourtant, c'est précisément elle qui permet au cerveau d'apprendre, de s'adapter et parfois même de devenir plus créatif.
La frustration naît de l'écart entre ce que l'on attendait et ce qui se produit réellement.
Pour le cerveau, cet écart est un signal indiquant que la stratégie actuelle ne fonctionne plus et qu'il faut en essayer une autre.
La frustration peut favoriser la créativité.
Lorsqu'une solution ne fonctionne plus, le cerveau est contraint d'explorer de nouvelles pistes.
Les chercheurs expliquent que cet inconfort pousse souvent à trouver un raccourci, une méthode plus efficace ou une idée originale.
Certaines études montrent que des étudiants confrontés à des situations frustrantes développent ensuite de meilleures capacités de résolution de problèmes.
La frustration est présente dès les premiers apprentissages.
Avant de réussir à ramper, marcher ou attraper un objet, les nourrissons échouent des dizaines de fois.
Chaque tentative ratée les pousse pourtant à ajuster leurs gestes jusqu'à réussir.
Sans cette frustration, une grande partie des apprentissages n'aurait probablement jamais lieu.
La frustration n'est toutefois bénéfique que lorsqu'elle reste modérée.
Si elle devient trop intense ou trop répétée, le cerveau la traite comme une menace.
L'amygdale s'active, le cortisol augmente et le cortex préfrontal fonctionne moins bien.
Résultat : davantage d'impulsivité, moins de recul et un contrôle émotionnel plus difficile.
Comment mieux utiliser la frustration ?
Considérez-la comme un signal, pas comme un échec.
Faites une pause lorsque les émotions prennent le dessus.
Cherchez une nouvelle stratégie plutôt que de répéter la même.
La frustration ne freine pas toujours les progrès.
Bien utilisée, elle peut au contraire devenir le point de départ d'un apprentissage, d'une idée nouvelle ou d'une solution plus efficace.