Pourquoi les frères et sœurs s’éloignent-ils après la mort de leurs parents ?
Après le décès de leurs parents, les frères et sœurs ont tendance à s’éloigner.
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les conflits ne sont pas toujours liés à l’héritage.
Derrière une dispute pour une maison ou quelques meubles se cachent parfois des années de jalousie, de favoritisme ou de blessures jamais réglées.
L’héritage peut simplement faire ressurgir des tensions qui existaient depuis l’enfance.
Tous les frères et sœurs ne vivent pas le même deuil.
Celui qui s’occupait quotidiennement de sa mère ou de son père n’avait pas la même relation que celui qui ne venait le voir que pendant les fêtes.
Et lorsqu’il faut vendre la maison familiale ou partager les souvenirs, ces différences peuvent provoquer des conflits.
Car un même objet peut représenter des choses très différentes pour chacun.
Dans certaines familles, les parents jouent un rôle de médiateurs
Pendant des décennies, ils organisent les retrouvailles, apaisent les tensions et évitent que certaines disputes éclatent.
Mais lorsqu’ils disparaissent, ce rôle disparaît avec eux.
Les frères et sœurs doivent alors apprendre à entretenir leur relation sans leurs parents pour les réunir.
Parfois, les frères et sœurs s’éloignent sans même s’être disputés.
Avec les années, chacun construit son propre foyer, a des enfants, puis parfois des petits-enfants.
Tant que les parents sont là, les anniversaires, les fêtes et les repas familiaux continuent de réunir tout le monde.
Mais après leur décès, ces rendez-vous peuvent disparaître.
Chacun commence alors à organiser les fêtes de son côté.
Les relations entre frères et sœurs seraient meilleures lorsque leurs parents confient les décisions médicales à une personne extérieure à la famille proche, en cas d’incapacité.
C’est ce qu’a observé une étude, suggérant que la répartition des responsabilités autour d’un parent peut influencer les relations entre ses enfants.
Car certains peuvent avoir le sentiment d’avoir tout assumé, tandis que d’autres étaient moins présents.
Étude : Khodyakov & Carr, 2009
Pour éviter que les tensions ne s’aggravent, certains sujets méritent d’être abordés du vivant des parents : l’héritage, le partage des responsabilités ou les décisions médicales.
Ces conversations peuvent être difficiles, mais elles le seront souvent davantage après un décès, en plein deuil.