Jusqu’à 75 % des travailleurs français ont des « horaires atypiques ». L’Anses alerte sur leurs effets sur la santé mentale

Jusqu'à 75 % des travailleurs français auraient des horaires « atypiques »

L'Anses* alerte sur leurs effets sur la santé mentale

*Agence nationale de sécurité sanitaire

Travailler en horaires décalés n'affecte pas seulement le sommeil.

Anxiété, troubles du sommeil, fatigue : l’Agence nationale de sécurité sanitaire alerte sur les conséquences psychologiques de ces rythmes de travail.

Sont notamment concernés ceux qui travaillent après 19 h, avant 8 h, le week-end ou régulièrement plus de 8 heures par jour.

Entre 55 % et 75 % des travailleurs français seraient concernés.

Ces horaires peuvent réduire le temps de sommeil et de récupération, mais aussi les moments partagés avec ses proches.

Progressivement, notre rythme de vie peut se désynchroniser de celui de notre entourage.

Les horaires longs sont associés à des effets avérés sur l'anxiété, le sommeil et les maladies cardiovasculaires.

L'Anses relève également des effets négatifs probables sur la dépression, la santé métabolique et l'équilibre entre vie professionnelle et personnelle.

Perdre son week-end, ce n'est donc pas seulement perdre du temps libre.

C'est aussi perdre un temps de récupération synchronisé avec celui des autres.

Pour établir ces constats, l'Anses s'est appuyée sur 172 études scientifiques jugées pertinentes.

Cette alerte pourrait aussi faire évoluer la manière dont le travail est organisé. En documentant les effets de ces horaires sur la santé, l’agence apporte de nouveaux éléments pour mieux encadrer leur recours et renforcer la prévention auprès des salariés concernés.

L’enjeu : ne plus considérer les horaires atypiques uniquement comme une question d’organisation du travail, mais aussi comme un véritable sujet de santé.

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Publié le 03/09/2026

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