Avons-nous transformé la personnalité en diagnostic ?
TDAH, autisme…
Les diagnostics peuvent libérer mais aussi enfermer
Pour certaines personnes, un diagnostic apporte enfin des réponses.
Il permet de mieux comprendre certaines difficultés, d'être plus bienveillant envers soi-même et d'accéder à des traitements ou à des aménagements.
Mais il peut aussi prendre une place importante dans notre identité.
Deux études portant sur des vidéos populaires sur TikTok ont révélé que :
52 % des vidéos analysées sur le TDAH étaient trompeuses.
Pour l’autisme, 41 % des vidéos informatives analysées étaient inexactes.
Ces contenus peuvent sensibiliser à certains troubles.
Mais ils ne permettent pas d'établir un diagnostic.
Sources : Yeung et al., 2022 ; Aragon-Guevara et al., 2023.
Pendant le Covid, beaucoup ont commencé à observer leur visage différemment.
Les visioconférences, Zoom et les filtres ont renforcé l'attention portée à notre apparence.
Aujourd'hui, certains chercheurs observent un phénomène similaire avec notre cerveau.
Nous analysons parfois nos pensées et nos comportements avec la même intensité que notre image.
Mieux se comprendre est une bonne chose.
Mais aucun contenu en ligne ne peut remplacer un diagnostic posé par un professionnel.
Mettre un nom sur ce que l'on vit procure souvent un profond soulagement.
Le cerveau aime classer les choses, car cela réduit l'incertitude.
Mais certaines personnes passent beaucoup de temps à analyser leurs émotions, sans toujours les vivre ni les accepter.
Certains psychologues rappellent que comprendre ce que l'on ressent ne suffit pas à le traverser.
L'acceptation de nos émotions reste une étape essentielle pour mieux les réguler.