Jouer dehors renforce littéralement le cerveau des enfants
Les enfants qui jouent régulièrement dehors développent de meilleures capacités cognitives, émotionnelles et sociales.
Courir, grimper, sauter ou garder son équilibre renforcent plusieurs régions* du cerveau impliquées dans l'attention, la mémoire, le contrôle des émotions et la prise de décision.
Plus les enfants bougent, plus leur cerveau crée de nouvelles connexions.
*Régions impliquées : cortex préfrontal et hippocampe.
Sources : Sandseter ; Walsh, University of Nevada
Les enfants qui prennent des risques deviennent meilleurs pour évaluer les risques
On pourrait croire qu'empêcher un enfant de grimper ou d'explorer le protège.
En réalité, apprendre progressivement à gérer de petits risques l'aide à mieux évaluer le danger et à gagner en autonomie.
Source : Ellen Beate Hansen Sandseter (Queen Maud University)
Le jeu libre entraîne le cerveau différemment des activités organisées
Dans la nature, les enfants inventent leurs propres jeux, résolvent des problèmes et s'adaptent à un environnement en constante évolution.
Ils entrent souvent dans un état de flow, où ils oublient le temps et apprennent plus efficacement.
Sources : Chawla (University of Colorado Boulder) ; Sandseter (Queen Maud University)
Jouer dehors avec d'autres enfants est particulièrement bénéfique
Quand les adultes n'interviennent pas immédiatement, les enfants apprennent à négocier, trouver des compromis et résoudre leurs conflits.
Des compétences sociales qu'ils développent plus difficilement dans des activités entièrement encadrées.
Grandir près d'espaces verts est associé à 55 % de risque en moins de développer un trouble psychiatrique.
Aussi, les enfants qui créent un lien avec la nature sont également plus susceptibles de vouloir la protéger une fois adultes.
Source : Engemann et al., PNAS (2019)
90 % du développement cérébral a lieu avant 5 ans.
Le cerveau est seulement développé à 25 % à la naissance.
Les expériences vécues pendant les premières années façonnent durablement ses connexions.
L'activité physique stimule aussi le BDNF, une protéine qui aide les neurones à créer de nouvelles connexions et facilite les apprentissages.
Les experts recommandent 1 à 2 heures de jeu en extérieur par jour.