5 façons d’aborder les abus sexuels pour que votre enfant ose en parler
Dans 80%* des cas, l’agresseur d’un enfant est un proche.
Il peut être gentil, apprécié, et ne pas toujours être perçu comme dangereux.
Cette proximité crée de la confusion, mais aussi un sentiment de culpabilité pour l’enfant.
Voici 5 façons d’en parler pour qu’il ose se confier
*Selon une étude Ipsos de 2020
Aide-le à distinguer un bon secret d’un mauvais.
Les agresseurs utilisent souvent le secret ou le jeu pour brouiller les repères de l'enfant.
Un secret heureux fait plaisir, comme un anniversaire ou un cadeau.
À l’inverse, un secret n’est jamais censé faire peur ni faire mal.
Explique-lui qu’un adulte ne doit jamais lui demander de garder, par exemple, un “jeu” secret.
« Ton corps t’appartient »
C’est un message fondamental à transmettre à son enfant.
Dès 2 ans, lors du bain par exemple, apprends-lui à nommer les parties de son corps.
Un enfant qui connaît son corps peut nommer ce qui lui arrive.
Explique-lui que son corps doit toujours être respecté et protégé.
Aucun adulte n’a le droit de toucher ses parties intimes, sauf pour des raisons médicales, avec son consentement.
Crée un espace de parole et de confiance.
La peur de ne pas être cru est l'une des principales raisons du silence des enfants.
Parle du sujet régulièrement, sans dramatiser.
Fais-en un sujet normal pour l’enfant.
Réponds avec calme à toutes ses questions, même les plus déstabilisantes.
L’enfant doit savoir qu’il peut tout dire.
Apprends-lui qu’il a le droit de dire non, même à un adulte
Les enfants sont souvent éduqués à obéir aux adultes sans questionner.
Or, cette obéissance peut être exploitée par un agresseur.
Explique-lui qu’il peut dire non, partir, ou alerter quelqu’un quand il se sent mal à l’aise ou en danger.
Même si c’est un adulte qu’il connaît, ou quelqu’un de la famille.
Parfois, l'enfant montre avant de raconter
Avant de mettre des mots, l'enfant peut exprimer son malaise à travers des changements de comportement.
Reste attentif à certains signes : régressions, frayeurs nocturnes, colères inhabituelles ou retrait soudain.
Ces signaux ne sont pas des preuves à eux seuls, mais ils méritent attention et ouverture au dialogue.
En cas de doute ou de situation d’enfant en danger, appelle le 119.
Numéro national, gratuit et confidentiel, disponible 24h/24 et 7j/7.
Destiné aux enfants, aux témoins et aux adultes préoccupés par une situation de violence.
Tu peux aussi écrire via le tchat ou le formulaire sur allo119.gouv.fr
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